Qui n’a jamais rêvé d’escalader les immeubles, de courir sur les toits ou de sauter de bâtiment en bâtiment tel un traceur ? Désormais, il est possible de réaliser votre souhait car le jeu vidéo nous a permis une fois de plus de briser les frontières entre nos fantasmes oniriques et la réalité du monde réel. Bienvenue sur  le Point GG et aujourd’hui, nous allons parcourir un milieu urbain orné d’une identité visuelle mémorable, grimper vers l’infini et au-delà, bref… nous allons bondir dans l’univers immersif de Mirror’s Edge (et si vous n’avez jamais eu ce genre de rêve alors… restez quand même, vous risquez de passer à côté d’un excellent jeu).


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Développé par DICE (Digital Illusions Creative Entertainment), un studio appartenant à Electronic Arts qui est lui-même l’éditeur du jeu, Mirror’s Edge est un jeu de Plate-forme/Action-aventure en vue subjective sorti en 2008 sur Xbox 360 et PS3 et en 2009 sur PC. L’histoire prend place dans une ville anonyme où les faits et gestes des concitoyens sont étroitement observés par des caméras de surveillance pour garantir leur sécurité. Le récit s’inspire donc du roman « 1984 » de George Orwell et arbore un régime policier et totalitaire (BIG BROTHER IS WATCHING YOU!!!). Néanmoins, il reste encore des rebelles qui contestent ce système et ont recours à des « Messagers » pour expédier des… heu… messages (si je ne m’abuse) en raison des risques que comportent les autres moyens de communication. D’habitude, la police ne s’intéresse pas trop aux messagers mais depuis quelque temps, elle commence à les poursuivre et tente même de les abattre pour des raisons inconnues mais qu’on verra au fur et à mesure de l’intrigue. Et nous dans tout ça, nous incarnons Faith. Une messagère qui reprend du service après un malencontreux accident. Le jeu nous introduit dans une cité où le level design et le style graphique sont particulièrement identifiables avec des décors majoritairement blancs accentués par des couleurs primaire très vives. Au niveau du gameplay, le joueur progresse à travers cette métropole en exécutant des acrobaties (saut, escalade, glissade…) à l’instar du Freerun. Par ailleurs, les niveaux s’enchaînent souvent entre phase d’escalade, où on doit user des capacités de Faith pour trouver le bon cheminement, et phase de course-poursuite où il faut éviter ou neutraliser les ennemies.

mirrors-edge2Alors, quand on parle de parle de « Parkour », on pense souvent à un Prince Of Persia ou à un Assassin’s Creed. Mais Mirror’s Edge n’a rien à envier à ces titres grâce à l’immersion qu’elle propose. En effet, tout a été pensé pour que le joueur puisse ressentir un véritable corps : les jambes sont visibles contrairement aux autres jeux à la première personne et d’ailleurs la vue subjective elle-même est une prouesse technique car quand on fait une roulade par exemple, et bien la vision… fait une roulade. Toujours pour favoriser cette sensation, Faith exprime une respiration haletante quand elle court et gagne en vitesse et en fluidité si elle ne s’arrête pas. En outre, le personnage peut éventuellement se battre avec les forces de l’ordre et ramasser leurs armes pour se tourner vers le jeu de tir mais le fait de porter ces armements le ralentit. Une aptitude spéciale nous permet aussi de ralentir le temps afin de mieux prévoir nos actions et faciliter nos enchaînements et honnêtement, c’est sans doute la seule action irréaliste du jeu.

Objectivement, Mirror’s Edge ne brille pas par son scénario. Certes, la dictature totalitariste et les rapports entre les personnages importants nous tiendront suffisamment en haleine mais la narration est juste un prétexte pour nous plonger dans cet univers acrobatique et voltigeant. Les autres défauts à soulever sont la faible durée de vie et la linéarité des déplacements. Cependant, toutes ces petites imperfections sont compensées par une expérience absolument unique en son genre. Cette curieuse impression de voltiger par-delà les toitures et les gratte-ciels nous procure une montée d’adrénaline si incommensurable que la barrière virtuelle entre le joueur et le jeu semble si mince voire même inexistante.

Si vous voulez goûter à des sensations fortes ou si vous cherchez simplement un titre enduit de fraîcheur alors allez-y, courez, volez, jouez à Mirror’s Edge. Vous en ressortirez émerveillés.

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Zarazarao ♥
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Mirror's Edge… ou le « Yamakasi » des jeux vidéo
Gameplay innovant Environnement discernable et vertigineuxImmersion totale Palette de mouvement conséquenteTitre original et inédit
Scénario assez décousuModestement courtAbsence de liberté d’action
4.0Note finale
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